mardi 19 juin 2012

Exposition de Marc HUBERT "SERIGRAPHIE"


Exposition de Marc HUBERT "SERIGRAPHIE", vernissage 21 juin à 19 heures.

Maison du Hainaut, Quai de Brabant 20, 6000 Charleroi.

Les villes sont des mémoires où les habitants arpentent leur passé.




Mais pour que la ville vive elle doit aussi se transformer, être le lieu de sa réinvention. Avatar de son histoire elle doit en même temps être capable d’oubli et proposer des espaces de création et de liberté, des friches où l’on peut se perdre, où l’imaginaire peut voyager, où l’on peut envisager l’avenir et reconstruire ce qui fait qu’on peut vivre ensemble, la société.

Si l’imaginaire ne trouve aucun espace où se déployer, la ville se sclérose, étouffe et ses habitants souffrent.

Avec le recul pris lors de récents voyages, Marc Hubert pose aujourd'hui sur sa ville - son sujet de prédilection - un regard nouveau, loin des représentations convenues et redondantes du passé, sans nostalgie, sans misérabilisme ni rancoeur. Il nous propose, il tente une nouvelle manière de percevoir Charleroi.

Pour ce faire il fait exclusivement appel à des techniques d’image mécanique, - la sérigraphie, la photographie, l’informatique - installant ainsi une distance radicale et salutaire entre le spectateur et cette ville aux représentations habituellement hautement génératrices d’affects.

Il nous propose des paysages urbains sans figures humaines d'architectures banales ou remarquables, de lieux emblématiques ou communs dans leur attente, leur transformation ou leur abandon. Cet environnement quotidien immédiatement reconnaissable par tous il nous le livre dépourvu de tout pittoresque, de toute séduction. Une espèce de catalogue, de quintessence iconique de la ville.

Par l’affirmation du trait, par l’emploi presque exclusif du noir et blanc, gommant toutes couleurs, toutes matières, tous détails superflus qui font la peau chargée de l'histoire noire de Charleroi, Marc Hubert abstrait la ville pour en retirer le générique. Il ne garde que l’épure des choses, dégageant de sa gangue un alphabet originel ressuscité dont il joue, dont il nous propose de jouer en le construisant, déconstruisant, en le mettant sans dessus dessous, en l’associant à des couleurs primaires jetées et en le multipliant à foison. Il crée un vocabulaire nouveau participant ainsi à l’énoncé d’un futur possible pour sa ville.

On la boucle

Exposition du collectif "Les Têtes de l'Art" à La Ruine de Marchienne-au-Pont ...